Mardi 26 juin 2007
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Mode d'emploi : ce poème peut se lire tel qu'il est (encore une chance !) mais on peut également le plier en son milieu, de sorte qu'au premier vers succède le dernier vers, au second l'avant-dernier, au troisième l'antépénultième, et ainsi jusqu'à la fin qui est au centre...
Baume de Ronze ouverte ô mes veines de vert
sous la percée du jour à travers le feuillage
pluie des feuilles versée goutte à goutte à la pierre
dans son sexe de roche au silence du vert
pierre évasée qui se perce aux perles de l'eau
et toujours chute infime en arbre-pluie inverse
arbre surgi de pluie venu de goutte en pierre
mon amour
à lui-même se lie de la terre à la terre
et l’arbre à mi-chemin du ciel se lie à l’autre
entrailles creusées d’eau au grand labour du temps
et semence du sang de mes veines offertes
goutte à goutte versée ô pluie lente et solide
voie lactée douce aiguë d’étreinte minérale
en versement de lait au ruisseau de la pierre











