Kymodokè en brume et le violent Neptune
ont tous les deux passé le cap de ma vigile
et les flancs alourdis de la nuit se détachent
en cavale en écume en alliée des algues
et des formes salines
et le sable s'émeut de l'empreinte laissée
par les sabots de corne un peu d'eau dans les traces
un peu d'eau qui remonte à travers les grains d'or
— dans la nuit l'or se rêve en mêlée d'eau, de sable —
la mer est sous ses pas qui sourd des flaques rondes
— Cavale au sable d'eau mêlé et d'or rêvé
mes doigts sont âprement noués à sa crinière.
Toujours en attente, toujours en écoute et toujours soufflé.
commentaire n° : 2
posté par :
michel, à franquevaux.
(site web)
le: 15/09/2007 09:03:34
Beau ... très beau... après cette lecture je ne poserai plus sur le sable le même regard ... "et le sable s'émeut de l'empreinte laissée"...
Savez vous qu'en lisant ce texte j'entends le son de votre voix ... et cela est bon... merci
Merci à vous trois pour vos paroles qui me confortent dans l'écriture... Il est vrai que j'écris peu, en partie parce que j'attends que vienne l'inspiration, mais quand j'écris je me bride par une certaine exigence d'écriture (et encore, pas assez à mon goût). Après, il m'arrive bien souvent de profondément douter de mon texte, et c'était le cas notamment de celui-ci que je n'osais pas mettre en ligne, puis que j'ai pensé retirer... mais vos commentaires m'ont fait changer d'avis !
Bonne semaine à vous !