Ta langue aura beau chercher, elle ne goûtera jamais que des idées — autant dire qu'elle lèchera le vide.
La raison marche droit sur nous
ses canons qui béent face au cœur
et des noms nouveaux nous habillent
Eclats de glaives dans les yeux
plus aucun miroir désormais
nous dira l'arbre qui résonne
de l'oiseau dans la chute inverse
au ciel que remuent les orages
au ciel saignant d'ailes battues
de l'oiseau en sa chute altière
et du ciel endurci d'azur
Nos yeux sont tournés au dedans
nos lèvres labourent la terre
— et je rythme mes envies
de lune à l'aune des nuits
sans lune désormais sans
nuit où luire un peu de lune.
Merci ...