à ses mamelles gorgées d'obscur
je bois la vie
délicieusement lourde de nuits
et qu'importe les glaives
qui découpent nos regards
au tranchant lumineux de leurs mots
je me grise à ce boire et m'éprends de mes vers
Est il juste d'être ivre de soi même ?
Merci pour votre attention, je vous offre, avec fierté, ce que vous me demandez
commentaire n° : 1
posté par :
michel chalandon
(site web)
le: 18/06/2007 06:41:52
Je ne sais pas si ça doit être juste ou non, peu importe. Et puis "mes" vers ne sont pas tant les miens que ceux qui me viennent, qui se disent en moi ; je les recueille, il me faut être attentif, et c'est là l'essentiel du travail, car pour le reste je ne suis pas sûrs que mes vers soient de moi ; je me contente de saisir ce qui veut bien venir.
Merci pour votre attention, je vous offre, avec fierté, ce que vous me demandez